Tout savoir en 30 secondes :
Oui, une reprise de poids est probable après l'arrêt du Wegovy ou du Mounjaro. Mais elle n'est ni totale, ni immédiate, ni la même pour tout le monde.
Environ 60 % de la perte est reprise un an après l'arrêt. La reprise ralentit ensuite et se stabilise autour de 75 %, ce qui veut dire qu'environ un quart du poids perdu reste acquis.
La reprise ne démarre pas tout de suite : elle devient visible vers la huitième semaine.
Aucune notice, aucune autorité ne dit que c'est un traitement à vie. Les notices européennes ne fixent aucune durée chez l'adulte.
Le seul levier avec une vraie preuve : bouger pendant le traitement, pas seulement après. Passer à une dose plus basse plutôt qu'arrêter fonctionne aussi.
En France, perdre du poids ne vous fait pas perdre votre remboursement : les critères s'apprécient à la première prescription.
C'est la question que tout le monde finit par se poser, souvent bien avant d'arrêter.
Vous avez perdu du poids, vous vous sentez mieux, et une petite voix demande : et le jour où je n'aurai plus ce stylo, il se passe quoi ?
La réponse existe, elle est chiffrée, et elle est plus nuancée que ce que laissent penser les titres qui circulent.
On va la prendre calmement : ce que montrent les essais, ce qui reste acquis, pourquoi le corps revient en arrière, et ce qu'on peut faire pour limiter la casse.
Un point avant de commencer : cet article ne remplace pas votre médecin, et on n'arrête jamais un traitement sans en parler à son médecin.
Environ 60 % du poids perdu est repris un an après l'arrêt.
C'est le chiffre le plus solide dont on dispose aujourd'hui, issu d'une analyse qui a rassemblé six essais et plus de 3 200 participants, publiée en 2026.
Mais le chiffre seul ne dit pas grand-chose. Ce qui compte, c'est la forme de la courbe.
La reprise ne commence pas le lendemain de la dernière injection. Dans les quatre premières semaines, les mesures ne montrent pas de différence nette. Elle devient visible à partir de la huitième semaine environ, s'installe pendant plusieurs mois, puis elle ralentit.
Il faut à peu près cinq mois et demi pour reprendre la moitié de ce qui sera repris au total.
Et surtout, elle s'arrête.
La même analyse situe le plateau autour de 75 % de la perte reprise, ce qui veut dire qu'environ un quart du poids perdu reste acquis, durablement, en dessous du poids de départ.

Trois essais ont testé l'arrêt en tirant au sort qui arrêtait et qui continuait.
C'est ce tirage au sort qui rend la comparaison fiable : les deux groupes se ressemblent au départ, donc la différence observée ensuite vient bien de l'arrêt.
Leurs résultats se rejoignent.
| Ce qui a été testé | Traitement | Perte de poids avant l'arrêt | Ce qui s'est passé ensuite |
|---|---|---|---|
| Un arrêt complet après 68 semainesessai baptisé STEP 1, participants repesés un an plus tard | Sémaglutide (Wegovy) | 17,3 % en 68 semaines | Un an après l'arrêt, les deux tiers de la perte étaient repris. Le poids restait 5,6 % sous celui du départ. |
| Un arrêt tiré au sort après 20 semainesessai baptisé STEP 4 | Sémaglutide (Wegovy) | 10,6 % en 20 semaines | En 48 semaines, le groupe qui a arrêté a repris 6,9 % de son poids. Celui qui a continué en a perdu 7,9 % de plus. |
| Un arrêt tiré au sort après 36 semainesessai baptisé SURMOUNT-4 | Tirzépatide (Mounjaro) | 20,9 % en 36 semaines | En 52 semaines, le groupe qui a arrêté a repris 14 % de son poids. Celui qui a continué en a perdu 5,5 % de plus. |
Vous remarquerez la convergence : dans le suivi du sémaglutide comme dans celui du tirzépatide, la part reprise tourne autour des deux tiers. Deux molécules différentes, deux protocoles différents, le même ordre de grandeur.
Une nuance importante sur ces chiffres. Ils décrivent un arrêt franc après une perte de poids maximale, dans les conditions d'un essai.
Dans la vie réelle, les patients perdent en moyenne moins de poids avant d'arrêter, et une étude américaine portant sur près de 8 000 personnes ayant arrêté trouve une variation moyenne bien plus faible un an après.
Il faut préciser que plus d'une personne sur deux y avait entre-temps repris un traitement.
Une moyenne, ça cache des situations très différentes.
Et ici, l'écart entre les personnes est énorme.
Dans le suivi d'un an après l'arrêt du sémaglutide, près d'une personne sur deux conservait encore au moins 5 % de perte de poids.
Dans l'essai sur le tirzépatide, un tiers des personnes ayant arrêté avaient repris moins de la moitié de ce qu'elles avaient perdu.
Autrement dit : la reprise moyenne n'est pas un pronostic personnel. Certaines personnes remontent vite, d'autres se stabilisent très correctement.
En revanche, il faut être honnête sur un point : on ne sait pas encore prédire qui sera dans quel groupe.
Aucun profil validé ne permet de le dire à l'avance. Ni l'âge, ni le poids de départ, ni l'ampleur de la perte ne suffisent.
Parce que le médicament agit sur l'appétit, et que son effet s'arrête avec lui.
Le Wegovy et le Mounjaro réduisent la faim et ralentissent la vidange de l'estomac.
On mange moins, sans avoir à lutter. Quand le produit quitte l'organisme, ce frein se lève, et l'appétit reprend sa place. Ce n'est pas une faiblesse de caractère, c'est de la pharmacologie.
Il y a un second phénomène, indépendant du médicament : après toute perte de poids importante, le corps dépense un peu moins d'énergie qu'avant et les signaux hormonaux de la faim restent modifiés longtemps.
C'est connu depuis des années chez les personnes qui maigrissent par un régime.
Un travail publié en 2025 a d'ailleurs montré que le tirzépatide ne corrige pas ce ralentissement chez l'humain : il agit sur ce qu'on mange, pas sur ce qu'on brûle.
Donc à l'arrêt, deux choses se cumulent : l'appétit revient, et le corps dépense toujours un peu moins qu'avant.
Une précision d'honnêteté, parce qu'on lit beaucoup de choses là-dessus.
Le retour de la faim après l'arrêt de ces traitements n'a pas été mesuré directement chez l'humain.
Ce que je viens de décrire est l'explication la plus cohérente au vu de ce qu'on sait, pas un mécanisme observé en laboratoire chez ces patients.

C'est le point le moins connu, et il compte au moins autant que la balance.
Dans le suivi d'un an après l'arrêt du sémaglutide, la tension artérielle et le taux de sucre dans le sang étaient revenus à peu près à leur niveau de départ, alors que le poids, lui, restait encore en dessous.
Environ 70 à 80 % de la baisse de tension était reprise en douze semaines, et la moitié de la baisse du sucre sanguin en huit à douze semaines.
Deux paramètres font exception : le bon et le mauvais cholestérol restaient tous les deux à un meilleur niveau qu'au départ.

La bonne nouvelle, c'est que ces chiffres remontent d'autant plus qu'on reprend du poids.
Une analyse complémentaire de l'essai sur le tirzépatide l'a mesuré : c'est chez les personnes ayant repris plus des trois quarts de leur perte que la tension et le tour de taille remontent le plus.
Celles qui reprennent peu conservent une bonne partie du bénéfice.
Concrètement : si vous arrêtez, ce sont votre tension et votre prise de sang qu'il faut surveiller en premier, pas seulement la balance.
Non, pas au sens réglementaire.
Aucune notice et aucune autorité de santé n'écrit que ces traitements doivent être pris à vie.
Les notices européennes du Wegovy et du Mounjaro ne fixent d'ailleurs aucune durée de traitement chez l'adulte, ni minimale ni maximale.
Ce qui est écrit, en revanche, c'est que l'obésité est une maladie chronique.
Les sociétés savantes françaises, réunies fin 2025, recommandent de maintenir le traitement au long cours avec des réévaluations régulières.
Elles précisent elles-mêmes que cette recommandation repose sur un accord d'experts et non sur un essai, faute de recul au-delà de trois à quatre ans. Le constat de la reprise de poids, lui, s'appuie bien sur des essais.
L'Organisation mondiale de la santé a publié ses premières recommandations sur ces médicaments fin 2025. Elle recommande un usage au long cours, mais qualifie cette recommandation de conditionnelle, en citant explicitement le manque de données sur le maintien et sur l'arrêt.
Du côté des laboratoires, le discours est constant : l'obésité est une maladie chronique qui nécessite souvent un traitement continu. C'est cohérent avec les essais, et c'est aussi leur intérêt commercial. Les deux peuvent être vrais en même temps.
Il y a enfin une réponse très concrète, qui n'est pas médicale mais administrative : la durée pendant laquelle le traitement est pris en charge ne dépend pas de votre corps, elle dépend de votre pays.
| Pays | Wegovy | Mounjaro | Durée maximale de prise en charge |
|---|---|---|---|
| France | Remboursé à 65 % depuis le 15 juin 2026 | Remboursé à 65 % depuis le 15 juin 2026 | Aucune durée maximale. La Haute Autorité de Santé recommande de réévaluer le traitement au-delà de 2 ans. |
| Belgique | Pas de remboursement dans l'obésité | Remboursé dans le diabète de type 2 seulement, par périodes de 12 mois | Sans objet dans l'obésité, le traitement est à la charge du patient. |
| Luxembourg | Pas inscrit sur la liste positive | Remboursé dans le diabète de type 2 seulement, 6 mois puis renouvellements d'un an | Sans objet dans l'obésité, le traitement est à la charge du patient. |
| Suisse | Remboursé sous conditions | Remboursé sous conditions depuis le 1er janvier 2026 | 3 ans au maximum, reprises de traitement comprises. Le traitement s'arrête aussi dès que l'IMC passe sous 25. |
C'est une inquiétude très répandue en France depuis le remboursement du 15 juin 2026, et la réponse est rassurante.
Les critères d'IMC s'apprécient au moment de la première prescription.
Le formulaire d'accompagnement est établi une seule fois, par le médecin qui initie le traitement, et vous le conservez pour le présenter à la pharmacie à chaque délivrance.
Maigrir grâce au traitement ne vous fait donc pas sortir du dispositif.
Le détail des conditions et la liste des comorbidités qui ouvrent droit à la prise en charge sont sur la page consacrée au remboursement du Wegovy et du Mounjaro.
Là, il faut faire un tri, parce que tout ne se vaut pas.
Certaines pistes ont été vérifiées par des essais, d'autres relèvent du bon sens des médecins, et la différence mérite d'être dite.
| Ce qui est proposé | Ce que montrent les données | Niveau de preuve |
|---|---|---|
| Bouger pendant le traitement, pas seulement après | Un an après l'arrêt de tout, la reprise a été d'environ 6 kg plus faible chez les personnes qui avaient suivi un programme d'exercice encadré. | Vérifié par un essai |
| Poursuivre le traitement à la dose qui a fonctionné | Reprise importante chez 8 % des personnes, contre 67 % de celles qui arrêtent. Le poids continue même de baisser un peu. | Vérifié par un essai |
| Passer à une dose plus basse plutôt que d'arrêter | Reprise importante chez 25 % des personnes, contre 67 % de celles qui arrêtent complètement. | Vérifié par un essai |
| Garder un suivi médical et diététique après l'arrêt | Recommandé par les sociétés savantes françaises, qui précisent elles-mêmes s'appuyer sur un accord d'experts et non sur un essai. | Avis d'experts |
| Augmenter les protéines et faire du renforcement musculaire | Cohérent, et transposé de ce qui se fait après une chirurgie de l'obésité. Un essai est en cours chez les personnes sous traitement. | Pas encore testé |
| Diminuer les doses très progressivement avant d'arrêter | Souvent conseillé en consultation. Cette façon de faire n'a pas encore été comparée à un arrêt franc dans un essai. | Pas encore testé |
Le premier point du tableau est celui qui repose sur les preuves les plus solides, et il surprend souvent : l'activité physique compte pendant le traitement, pas seulement au moment de l'arrêt.
Dans un essai danois, les personnes qui avaient suivi un programme d'exercice encadré pendant leur année de traitement avaient, un an après avoir tout arrêté, repris environ 6 kg de moins que celles qui n'avaient eu que le médicament.
Et elles étaient quatre fois plus nombreuses à avoir conservé au moins 10 % de perte.
Ce que ça change pour vous est très concret : le moment d'installer les habitudes, c'est maintenant, pendant que le traitement vous facilite les choses. Pas le jour où vous arrêtez.
Sur les protéines et le renforcement musculaire, soyons précis.
C'est cohérent, c'est ce qui se fait après une chirurgie de l'obésité, et un essai est en cours chez les personnes sous traitement.
Mais à ce jour, aucun chiffre de protéines n'a été validé par un essai chez ces patients.
Les recommandations qui circulent sont transposées d'ailleurs. Ça ne veut pas dire qu'elles sont fausses, ça veut dire qu'on ne peut pas encore les présenter comme démontrées.
Un mot sur l'accompagnement, enfin.
Le suivi structuré, médical et diététique, est ce que recommandent les sociétés savantes pour la période qui suit l'arrêt. Si vous n'avez personne vers qui vous tourner entre deux rendez-vous, j'ai détaillé ce que vaut un programme d'accompagnement dédié à ces traitements dans mon avis complet sur Annette.
À réserver aux situations où le besoin est réel : la première chose à faire reste d'en parler à votre médecin traitant, qui ne vous coûtera rien de plus.
Ce n'est pas un choix binaire, et c'est probablement la meilleure nouvelle de cet article.
Il n'y a pas de danger immédiat à arrêter.
Les notices demandent simplement de ne pas le faire sans en parler à son médecin. Il n'existe pas de syndrome de sevrage décrit avec ces traitements : ce n'est pas un manque, c'est l'effet sur l'appétit qui disparaît.
La diminution progressive des doses est souvent conseillée en consultation.
C'est de bon sens, ça permet d'observer comment le corps réagit et d'ajuster. Mais il faut savoir que cette façon de faire n'a pas encore été comparée à un arrêt franc dans un essai. C'est une pratique raisonnable, pas une donnée.
Rester sur une dose plus basse, en revanche, vient d'être mesuré.

Dans un essai publié en 2026, les personnes passées à une dose réduite de tirzépatide ont été 25 % à reprendre au moins la moitié de leur perte de poids.
Chez celles qui avaient arrêté complètement, c'était 67 %.
Et chez celles qui restaient à leur dose habituelle, 8 %.
La dose basse fait donc nettement mieux qu'un arrêt, et moins bien que la dose pleine. C'est une voie intermédiaire qui n'avait jamais été chiffrée jusqu'ici, et une conversation à ouvrir avec son médecin.
D'abord, une distinction qui évite beaucoup d'angoisse inutile : une fluctuation n'est pas une reprise.
Le poids bouge naturellement d'un à deux kilos d'un jour à l'autre, selon l'hydratation, le transit, le cycle menstruel, le sel de la veille.
Ce qui compte, c'est la tendance sur plusieurs semaines, pas le chiffre du matin.
Ensuite : reprendre du poids après l'arrêt d'un traitement de l'obésité n'est pas un échec personnel. C'est ce que fait la maladie quand on retire ce qui la contient. On ne dirait pas d'une tension qui remonte à l'arrêt d'un antihypertenseur que le patient a manqué de volonté.
Enfin, reprendre un traitement est possible et fréquent.
Dans une grande étude américaine, environ un tiers des personnes ayant arrêté en avaient repris un dans l'année. La décision se prend avec un médecin, qui reprendra en général la montée en dose depuis le début pour limiter les effets digestifs.
Si vous cherchez un praticien près de chez vous, la liste des médecins et centres habilités à prescrire est à jour sur le site.
Ce qui est utile à faire dès maintenant, si vous êtes encore sous traitement : notez votre poids d'arrivée quelque part, fixez-vous un seuil d'alerte (deux ou trois kilos, par exemple), et décidez à l'avance de ce que vous ferez quand vous l'atteindrez.
C'est beaucoup plus facile à décider aujourd'hui qu'au moment où ça arrive.
Et si les effets digestifs sont ce qui vous pousse vers la sortie, sachez qu'ils se travaillent : j'en ai fait un article complet sur la constipation et les troubles digestifs sous Wegovy et Mounjaro.
À retenir :
Une reprise est probable, mais environ un quart de la perte reste acquis à long terme.
La reprise devient visible vers la huitième semaine, s'installe, puis ralentit.
Une personne sur deux conservait encore au moins 5 % de perte un an après l'arrêt.
La tension et le sucre dans le sang remontent plus vite que le poids : ce sont eux qu'il faut surveiller en premier.
Ce n'est pas un traitement à vie au sens réglementaire, mais il est conçu pour être pris au long cours.
Bouger pendant le traitement est ce qui a été le mieux démontré. Une dose plus basse est une solution intermédiaire, mesurée elle aussi.
Une reprise est probable, mais elle n'est ni totale ni la même pour tout le monde. Les données rassemblées sur plusieurs essais montrent qu'environ 60 % de la perte est reprise un an après l'arrêt, que la reprise ralentit ensuite, et qu'elle se stabilise en moyenne autour de 75 % de ce qui avait été perdu. Autrement dit, une partie du bénéfice reste acquise. Et dans l'essai qui a suivi les patients un an après l'arrêt, près d'une personne sur deux conservait encore au moins 5 % de perte.
Pas immédiatement. Les mesures ne montrent pas de différence nette dans les quatre premières semaines. La reprise devient visible à partir de la huitième semaine environ, s'installe pendant plusieurs mois, puis ralentit. Il faut en moyenne un peu plus de cinq mois pour reprendre la moitié de ce qui sera repris au total.
Les essais disponibles ne montrent pas de dépassement du poids de départ. Dans le suivi d'un an après l'arrêt du sémaglutide, le poids moyen restait sous celui du début. L'analyse la plus récente aboutit à la même conclusion : la courbe se stabilise en dessous du poids d'avant traitement. Beaucoup de personnes redoutent l'inverse parce qu'elles l'ont vécu après des régimes, mais ce n'est pas ce que montrent ces études.
Aucune notice, aucune autorité de santé n'écrit que ces traitements doivent être pris à vie. Les notices européennes ne fixent d'ailleurs aucune durée chez l'adulte. Ce que disent les sociétés savantes françaises, c'est que l'obésité est une maladie chronique et que le traitement est conçu pour être pris au long cours, avec des réévaluations régulières. Elles précisent elles-mêmes que cette recommandation repose sur un accord d'experts, faute de données au-delà de trois à quatre ans.
Il n'existe aucune durée maximale de prise en charge en France. La Haute Autorité de Santé recommande une réévaluation systématique au-delà de deux ans de traitement par Wegovy, parce que les données au-delà sont limitées, mais il s'agit d'une réévaluation, pas d'un arrêt automatique. La Suisse est le seul des quatre pays à fixer un plafond, à trois ans.
Non. Les critères d'IMC s'apprécient au moment de la première prescription. Le formulaire d'accompagnement est établi une seule fois, par le médecin qui initie le traitement, et vous le conservez pour le présenter à la pharmacie à chaque délivrance. Perdre du poids grâce au traitement ne vous fait donc pas sortir de la prise en charge.
Il n'y a pas de danger immédiat à arrêter, et les notices demandent simplement de ne pas le faire sans en parler à son médecin. Ce qui revient dans les semaines qui suivent, c'est l'appétit, à mesure que le produit quitte l'organisme. Beaucoup de médecins préfèrent une diminution progressive des doses plutôt qu'un arrêt franc. C'est une pratique de bon sens, mais elle n'a pas encore été comparée à un arrêt direct dans un essai.
Non. Il n'existe pas de syndrome de sevrage décrit avec ces traitements, contrairement à ce que le mot sevrage laisse imaginer. Ce n'est pas un manque : c'est simplement l'effet du médicament sur l'appétit qui disparaît, et la sensation de faim qui reprend sa place.
Les données récentes vont dans ce sens. Dans un essai publié en 2026, les personnes passées à une dose réduite de tirzépatide ont été 25 % à reprendre au moins la moitié de leur perte, contre 67 % de celles qui avaient arrêté, et 8 % de celles qui restaient à leur dose habituelle. La dose basse fait donc mieux qu'un arrêt et moins bien que la dose pleine. C'est une décision à prendre avec votre médecin.
Elle revient, et elle peut surprendre parce qu'on s'était habituée à ne plus la ressentir de la même façon. Rien ne montre qu'elle devienne plus forte qu'avant le traitement. Il faut aussi séparer deux choses souvent confondues : avoir faim et reprendre du poids. Plusieurs personnes décrivent le retour de la faim sans reprise sur la balance.
Quelques kilos ne signent pas un échec, et le poids fluctue naturellement de un à deux kilos d'un jour à l'autre, selon l'hydratation, le transit et le cycle. Ce qui compte, c'est la tendance sur plusieurs semaines. Si elle monte franchement et durablement, c'est le bon moment pour en parler à votre médecin, sans attendre que l'écart se creuse.
Oui, et c'est fréquent. Dans une grande étude américaine, environ un tiers des personnes ayant arrêté avaient repris un traitement dans l'année. La reprise se décide avec un médecin, qui reprendra en général la montée en dose depuis le début pour limiter les effets digestifs.
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Cet article a une visée d'information et ne remplace pas un avis médical. En cas de doute sur un symptôme, parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien.
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